L’obsession amoureuse, une quête initiatique à travers les générations

DSC00441

 

Maison des associations, 15 rue des Savoises, salle Rachel Carson,  Genève

Désir d’aimer, chagrin d’avoir aimé : que reste -t -il de nos amours ?

Lorsqu’une personne se penche assez profondément sur ce qui la fonde, c’est souvent une ancienne blessure qui émerge, celle d’un couple parental qui s’est mal -aimé. Pourquoi cette douleur reste- elle si profonde et si déterminante pour l’adulte qui semble avoir pris son indépendance depuis longtemps ? Pourquoi une vie amoureuse est- elle si difficile à initier, à définir selon un désir véritable et partagé ? Une sexualité épanouie est- elle le moteur ou la conséquence de la rencontre de cœur ? L’amour est –il une dimension indispensable de notre vie ?

Nombreux sont les couples qui passent de l’illusion d’un projet commun à l’affrontement ou à l’effondrement, lorsque la réalité met à l’épreuve les rêves du commencement. Infidélité, séduction, mensonge, trahison, indifférence,violence, sont autant d’écueils qui soulignent la stérilité sous bien des formes. La promesse initiale se perd ou s’oublie, faute d’analyser la part de transfert et de projection qui, presque inévitablement, conditionne aussi les relations . L’ombre des inconscients familiaux en particulier cherche à se rejouer dans l’entre-deux, pour émerger à la lumière et participer à l’évolution de conscience par le cheminement amoureux.

Pourtant depuis toujours l’union du masculin et du féminin semble être le rêve de l’humanité, l’image de l’alliance absolue. Peut –être pouvons nous, à la lumière et dans l’ombre des couples qui nous ont précédé et de ceux que nous avons vécu, trouver les lois justes d’une véritable rencontre d’amour, et en poser les conditions nécessaires. Car l’amour n’est ni un loisir, ni une consolation, mais un engagement de désir qui nous caractérise dans notre vocation d’humains.