Au mois de juin la lumière

 

fournaise

Au mois de juin la lumière a atteint son apogée avec le solstice d’été, le moment est propice à l’ouverture, le regard est tourné vers l’avenir, avec l’espoir que la vacuité annoncée par la notion de « vacance » soit au rendez vous. Derrière le yang qui culmine il faut aussi entendre le yin qui amorce son retour, puisque dès le 22 la nuit reprend progressivement ses droits jusqu’à l’hiver. C’est une réalité de la nature et des mouvements célestes et terrestres, c’est aussi un rappel de la prudence qui doit accompagner l’ouverture, pour que la conscience ne s’égare pas dans la naïveté ou l’aveuglement. Le point noir du yin dans le tai ji est comme la mémoire des cycles qui ont précédé cette montée récente de la lumière, de l’élan, du feu, mémoire qui tempère ce mouvement ascendant pour qu’il reste enraciné dans la réalité vécue, et évite l’écueil de l’idéalisation.